Après quinze ans d’existence, l’hypermarché Auchan situé au cœur du centre commercial My Place à Sarcelles s’apprête à tirer définitivement le rideau en janvier 2026. Cette fermeture d’hypermarché s’annonce particulièrement douloureuse pour les salariés concernés, car plus de 200 emplois sont directement menacés. Si la rumeur circulait déjà depuis quelque temps dans les allées du centre commercial, l’officialisation n’a fait qu’attiser émotions et inquiétudes parmi le personnel.
Au-delà des salariés eux-mêmes, ce départ interroge sur l’avenir du centre commercial My Place dans son ensemble, tant il jouait jusqu’ici un rôle central dans l’économie locale. Retour sur une décision qui bouleverse tout un territoire et entraîne de nombreuses mobilisations autour de la question du soutien municipal et de la survie des commerces locaux.
Pourquoi la fermeture d’hypermarché inquiète-t-elle autant ?
L’annonce officielle de la suppression d’emplois a d’abord provoqué stupeur puis colère chez les salariés. Nombreux sont ceux qui dénoncent une décision brutale, prise sans réelle perspective de reclassement ni offre sérieuse à proximité. Certains postes proposés lors de premiers entretiens se trouvent à plusieurs dizaines de kilomètres, ce qui rend la perspective d’une mutation peu réaliste pour de nombreux employés attachés à leur commune et à leur quotidien.
Depuis cette annonce, le climat reste tendu sur place. Les syndicats, qui avaient déjà entendu parler d’éventuelles difficultés dès 2020, regrettent que leurs alertes n’aient pas été prises en compte plus tôt. La notion de plan social revient régulièrement dans les discussions, jugée insuffisante pour garantir l’avenir de chacun face à la menace de licenciement massif. Par ailleurs, un autre sujet préoccupe actuellement le secteur bancaire puisque tous les virements bancaires seront momentanément suspendus en France pendant deux jours fin décembre, ce qui pourra impacter certains ménages et entreprises déjà fragilisés par ces suppressions de poste.
Conséquences multiples pour le centre commercial my place et Sarcelles
La fermeture de l’hypermarché Auchan suscite aussi de vives craintes quant à l’avenir du centre commercial My Place lui-même. Cet hypermarché faisait figure de locomotive, attirant les clients et maintenant une dynamique sur l’ensemble du site. Son départ risque d’engendrer une baisse de fréquentation difficile à compenser rapidement par d’autres enseignes ou services.
Certaines voix dans le Val-d’Oise redoutent déjà un effet domino : moins d’activité signifierait potentiellement plus de fermetures ou de difficultés pour les autres commerces. L’impact économique pourrait ainsi dépasser la seule question de la suppression d’emplois directs et fragiliser durablement tout un tissu local autour de Sarcelles. Alors que le contexte général demeure tendu, il est important de noter que même le système bancaire connaîtra début 2026 des perturbations majeures avec la suspension temporaire annoncée des opérations de virement bancaire pendant certaines dates cruciales.
Mobilisation et soutien municipal : quelles réactions face à la menace ?
Face à la brutalité de cette fermeture d’hypermarché, la mobilisation ne s’est pas fait attendre. Les salariés bénéficient du soutien actif de nombreux acteurs politiques locaux, dont le député Romain Eskenazi et le maire Patrick Haddad. Tous deux réclament des garanties concrètes pour préserver les emplois menacés et interpellent la direction sur ses responsabilités sociales envers la ville et ses habitants.
Les collectivités locales exigent un examen précis des options de reprise de l’hypermarché et la mise en place rapide d’un plan de maintien de l’emploi afin de limiter les licenciements. Ce dialogue sous pression n’empêche pas la récurrence de manifestations et d’actions syndicales régulières, qui devraient reprendre de plus belle dès la rentrée prochaine.
Des accusations contre la stratégie financière de la maison-mère
Dans ce contexte tendu, nombre de représentants syndicaux accusent Auchan de privilégier ses intérêts financiers au détriment des territoires. Selon eux, fermer des magasins performants tout en rachetant ceux de Casino serait la preuve d’une stratégie centrée davantage sur la rentabilité immédiate que sur le maintien de l’emploi local.
Cette politique accentue le sentiment d’incompréhension et d’abandon parmi les équipes du magasin, qui se sentent dévalorisées malgré leurs années d’investissement. L’approche de la date de fermeture ne fait qu’accroître ce malaise, surtout lorsque certains salariés entendent que la direction valorise parallèlement des acquisitions jugées coûteuses ailleurs.





