« Il a le même goût que la sardine » : ce poisson économique peu connu est pourtant rempli de bienfaits

il a le même goût que la sardine, ce poisson économique peu connu est pourtant rempli de bienfaits

Sur les étals des poissonneries, un petit poisson discret attire parfois l’œil averti : le chinchard. En France, il passe souvent inaperçu face aux vedettes habituelles comme la sardine ou le maquereau, mais ailleurs, notamment au Japon, sa chair fine et iodée fait des heureux. Non seulement il partage un goût similaire à la sardine, mais il regorge également de bienfaits nutritionnels qui ont tout pour séduire celles et ceux en quête d’une alternative saine, savoureuse et accessible. Le chinchard, aussi appelé sévereau ou gascon dans certaines régions, mérite vraiment plus d’attention.

Qu’est-ce que le chinchard et comment le reconnaître ?

Le chinchard appartient à la famille des petits poissons gras, tout comme la sardine ou le sprat. Malgré tout, il reste un poisson méconnu du grand public, éclipsé par d’autres espèces plus populaires. Il présente pourtant une silhouette facilement identifiable avec son dos sombre, ses reflets argentés sur les flancs et surtout sa queue échancrée très caractéristique. Ces éléments permettent de ne pas le confondre à l’achat quand on souhaite varier les plaisirs en cuisine.

Souvent vendu à un prix abordable, le chinchard est présenté entier et doit être consommé très frais afin de préserver toutes ses qualités gustatives ainsi que ses atouts santé. Ce poisson économique se distingue également par la finesse de sa chair qui rappelle celle de la sardine, tout en étant moins grasse au toucher.

Pourquoi le chinchard gagne-t-il à être connu ?

Longtemps boudé alors qu’il fait partie du paysage culinaire méditerranéen et atlantique, ce poisson rempli de bienfaits se révèle plein de surprises. Dans les restaurants japonais, il figure régulièrement au menu sous forme de sushi ou sashimi, preuve supplémentaire de la qualité de sa chair fine.

Les chefs français commencent eux aussi à mettre en avant ce poisson économique dans leurs assiettes. Son goût proche de la sardine mais légèrement moins prononcé permet de plaire à des palais parfois rebutés par l’intensité des autres petits poissons gras. On y retrouve cette saveur marine subtilement iodée appréciée par beaucoup, sans l’amertume parfois associée à la sardine mature.

Une source précieuse d’oméga-3 et de protéines

Le chinchard n’a rien à envier à ses cousins célèbres du point de vue nutritionnel. Comme tous les petits poissons gras, il regorge d’oméga-3, ces fameuses graisses essentielles reconnues pour leurs effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire. Consommer régulièrement du chinchard soutient le cœur, favorise la fluidité du sang et aide à réduire certains facteurs de risque liés à l’alimentation moderne.

En prime, le chinchard fournit une belle quantité de protéines complètes, idéales pour maintenir une bonne masse musculaire ou accompagner un mode de vie actif. Son apport en acides aminés essentiels complète harmonieusement celui fourni par d’autres sources animales ou végétales.

Un cocktail naturel de vitamines (A, D, B12)

L’atout majeur de ce poisson méconnu réside aussi dans sa richesse en vitamines A, D et B12. Les vitamines A et D, présentes en quantités intéressantes, participent à la bonne santé des os, au maintien d’une vision optimale et au renforcement immunitaire. La présence marquée de vitamine B12 contribue, elle, à soutenir l’équilibre nerveux et la production de globules rouges, évitant fatigue ou maux chroniques chez celles et ceux qui manquent de produits marins dans leur alimentation.

Dernier avantage, cuisiner plus régulièrement du chinchard offre une solution naturelle pour diversifier les apports journaliers, réduire la monotonie alimentaire et fournir une armure protectrice contre bon nombre de carences liées à la vie citadine.

Comment cuisiner le chinchard et avec quels accompagnements ?

Ce poisson économique brille par sa polyvalence. Ceux disposant de peu de temps en cuisine peuvent le glisser simplement au four en papillote avec quelques gouttes de citron, un filet d’huile d’olive et quelques herbes fraîches. Celles et ceux qui recherchent une explosion de saveurs optent parfois pour une préparation grillée agrémentée de piment d’Espelette, relevant ainsi doucement la délicatesse de sa chair.

Pour les palais aventuriers, rien n’interdit de préparer le chinchard cru façon ceviche ou tartare, où il révèle toute la fraîcheur et la vivacité de l’océan. Poêlé rapidement ou poché dans un court-bouillon parfumé, il retient parfaitement les arômes des aromates ajoutés. Sa texture reste moelleuse même après cuisson, point commun qu’il partage avec la sardine quand elle est bien traitée.

Quelques idées simples pour mettre le chinchard à l’honneur

  • Enfilez-le entier sur des brochettes, nappez-le d’un mélange ail-citron-persil puis faites-le griller au barbecue.
  • Mélangez ses filets crus coupés en dés avec oignon rouge, coriandre, jus de citron vert pour réaliser un ceviche vitaminé.
  • Pochez-le brièvement dans un bouillon épicé accompagné de légumes croquants et servez avec du riz parfumé.
  • Accompagnez-le tout simplement d’une purée maison, d’une salade tiède de pommes de terre ou d’une compotée de tomates aux olives pour sublimer ses notes iodées.
  • Sublimez la chair fine du chinchard grâce à un filet d’huile d’olive vierge extra ou une pincée de fleur de sel avant dégustation.

Cette flexibilité en cuisine donne l’occasion à chacun de réinventer ses repas quotidiens, tout en profitant d’un aliment à la fois bon marché et nutritif.

Que l’on soit adepte d’une cuisine traditionnelle ou de créations plus contemporaines, le chinchard s’invite partout. Il offre même une réponse simple à la recherche d’options responsables puisque, contrairement à certaines espèces surexploitées, son coût bas ne traduit pas une moindre valeur mais plutôt un manque de notoriété.

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